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    Jean-Pierre Bertrand | Maire de Plan-de-Cuques
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    Jean-Pierre Bertrand | Maire de Plan-de-Cuques
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    Jean-Pierre Bertrand 3 ème à gauche  avec  des élus de Marseille, membres du  groupe Réussir la Métropole,  À sa droite Gérard Chenoz.
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    10  juin 2016, pose de la 1ère pierre  de la Maison des Associations, en présence de Mme Martine  Vassal, présidente du conseil départemental,  de Bruno Genzana, vice-président, et  de tous les élus de Plan de Cuques

Rencontre avec Jean-Pierre Bertrand maire de Plan-de-Cuques

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Le maire reçoit l’Echo du Canton d’Allauch dans la Grande salle des  mariages au 1er étage de la mairie, là où se déroulent aussi chaque mois les conseils  municipaux. Le buste de Marianne  et quelques tableaux ornent les murs. Il n’a pas beaucoup de temps car un autre rendez-vous impératif s’est imposé, à la suite de notre entretien,  depuis la prise de rendez-vous.

En 1979 Jean-Pierre Bertrand, cadre commercial  est venu résider dans le village où son épouse Claudie, enfant, passait ses  vacances chez son oncle. Père de 3 enfants, Jean-Pierre Bertrand  s’est intéressé à la commune lorsque les habitants de Plan de Cuques ont vu leurs impôts locaux doubler, et ont vu leur ville désignée comme ville la plus endettée, et la plus imposée de France  avec des taux de T.F (taxe foncière) et T.H (taxe d’habitation) de plus de 40%. Il est vrai que le maire, Maurice Bertrand avait  investi dans le foncier : propriété du Bocage, bastides, bâtiments,  et  que la S.E.M (la  société d’économie  mixte) avait fait faillite.

Elu en 1983 dans l’opposition, Jean-Pierre Bertrand fut élu maire Sans Etiquette en 1989, il n’avait pas 40 ans !

Jean-Pierre Bertrand | Maire de Plan-de-Cuques
Jean-Pierre Bertrand | Maire de Plan-de-Cuques

Fête votive de Sainte  Marie Madeleine 2017, le maire participe au repas avec son épouse Claudie, à gauche le père Bernadin, curé de la Paroisse Ste Marie Magdeleine.

Pouvez-vous présenter votre commune ?

«Plan de Cuques, Plan dei Cuco, s’étend sur 852 hectares, et a des espaces naturels protégés, dont 500 hectares vers Caban. Il y a un patrimoine naturel apprécié, avec des sentiers de randonnée, un cadre de vie recherché, nous sommes proches des routes, entre deux autoroutes, à 15km du Vieux Port, et 36 d’Aix. La commune compte près de 12 000 habitants. A une époque de la préhistoire, le lieu était habité, il y a une grotte sur les hauteurs, on a retrouvé un crâne  de femme de 4000 ans, la Montadienne, connue par les paléontologues.

Ce fut un village de fermiers, à la campagne.  Autrefois on voyait des champs de blé, des cochons, des vaches, des champs de choux, encore à la fin des années 70 du côté sud du Maïl. Ces agriculteurs vendaient leurs productions  maraîchères sur les  marchés de Marseille, ou des poulets, des œufs des lapins dans des boutiques de la cité phocéenne. Le village est devenu indépendant d’Allauch en 1937. Récemment, en quelques décennies, le village a mué en une ville  au cachet résidentiel, une commune réputée dans la région pour son cadre de vie. Les habitants constituent une population de catégorie moyenne supérieure. On y rencontre des retraités, des jeunes couples car il y a des petits appartements qui abritent des personnes seules ou en couple, désireuses de s’installer ici.

Si la commune est fréquentée par ses 12 000 habitants,  il y a une  fréquentation potentielle de 10 000 personnes  supplémentaires qui viennent pour le marché du samedi, très couru, ou consulter les nombreux médecins ou professionnels de la santé, ou pour les différentes boutiques, les diverses manifestations, comme les festivités de la Sainte Patronne du village, Ste Marie Magdeleine qui durent trois semaines en juillet, ou bien pour faire partie des très nombreuses associations. Tout ceci accroît la fréquentation et la réputation de la commune.»

En effet  le tissu associatif est important. La commune compte 2  célèbres chœurs : Divertimento et Tourbillon,  une MJC  offrant  30 sections, Ensemble artistique folklorique, Lou Grihet, Le Groupe St Eloi, Femmes Actives, les associations patriotiques, le Théâtre du canton Vert qui fait venir régulièrement des  comédiens réputés qui remplissent le tout nouveau théâtre de Miremont et bien d’autres associations.

Accueil des groupes  folkloriques pour la fête, ici la Nouvelle Zélande .
Les membres de l’Animation communale jouent un grand rôle dans l’organisation de différentes manifestation. (photos  juillet 2017)
Les membres de l’Animation communale jouent un grand rôle dans l’organisation de différentes manifestations. (photos  juillet 2017)

Le maire poursuit : «J’ai rejoint le groupe Réussir la métropole, que préside Gérard Chenoz. Dans son magazine Trait d’Union, Gérard Chenoz écrit, après sa visite du 29 novembre  2017effectuée  en compagnie d’autres élus de la Métropole pour découvrir notre ville: «Petite commune vallonnée et boisée où il fait bon vivre. Se caractérise  par une identité résidentielle forte, induite  par l’attractivité  de son environnement  naturel et la qualité de son art de vivre

Jean-Pierre Bertrand 3 ème à gauche  avec  des élus de Marseille, membres du  groupe Réussir la Métropole,  À sa droite Gérard Chenoz.
Jean-Pierre Bertrand 3 ème à gauche  avec  des élus de Marseille, membres du  groupe Réussir la Métropole,  À sa droite Gérard Chenoz.

Plan de Cuques De la naissance à …

La ville compte 2 crèches associatives dépendant de l’association Les crèches du Sud. Mme  Marie Saussey  dirige Les Petits Loups, 64  berceaux et  Mme Johanna Sadoulet, Les Petits Lutins, 45  berceaux. Une capacité  totale de 109  berceaux accueille les enfants de deux mois et demi à l’âge scolaire. Mille enfants sont scolarisés dans les écoles de La Montade et du Centre-ville, un projet de nouvelle école maternelle /primaire  est prévue aux Gardanens, en allant vers la Montade.

Le maire répond :«Tout au long des étapes de la vie, la commune a le souci d’accompagner les administrés  et d’offrir  des services, le Pôle emploi Jeunesse (tél : 04 91 68 61 11) abrite des antennes de  Marseille, avec qui sont passées des conventions, emploi jeunesse,  protection judiciaire, l’AVAD, mission locale, CDAD, il accueille des personnes en recherche d’emploi, des cadres au personnel peu qualifié. Le Pôle accueille 5000 personnes dans l’année. L’équipe du CCAS reçoit aussi de nombreuses personnes, et apporte de nombreuses informations et réponses aux usagers. (tél : 04 91 10 42 00). Les 2 sont situés à la résidence Plein Sud 1, Marcel Galli et Gilbert Bonsignour deux adjoints, veillent respectivement  sur le Pôle emploi, et le CCAS.

Le Parc du Bocage, réalisé avec l’aide apportée par le Conseil Départemental, offre un poumon vert aux villageois. Sur 12 hectares, toutes les générations viennent profiter de cet espace  qui comprend entre autres un parcours de santé, des aires de jeu,  des allées, sur ce qui était un stade de terre battue et des champs.»

Le bocage en 2016,  et la place de la Fontaine, le parc fut inauguré en septembre 2017.
Le bocage en 2016,  et la place de la Fontaine, le parc fut inauguré en septembre 2017.

Bon nombre de personnes ne veulent  pas laisser de souci aux enfants et se préoccupent de leur dernière demeure, pouvez-vous nous parler du cimetière?

« Si vous y tenez, il est vrai que, comme dans le temps, des  personnes sont prévoyantes, c’est pourquoi tous les tombeaux de 4 places ont été vendus, il n’y en a plus. Il faudra attendre une  possible extension du cimetière sur laquelle  la municipalité travaille. Néanmoins, il reste des tombeaux de 6 et 8 places, pour les personnes intéressées par l’achat, il convient de se rapprocher des services de la mairie.»

Des projets, il y en a, les Plaines Ouest, et où en est le projet d’agrandissement de  la mairie avec rénovation et construction d’une nouvelle aile ?

«Les projets ne sont pas oubliés, mais différés. Il va y avoir des priorités dans le choix budgétaire, des coupes et des choix à faire. Les investissements, explique le maire, vont devoir être revus à la baisse. En fonction de l’obligation, de la part de l’Etat de réduire  les dotations- jusqu’à supprimer la  D.S.U, (dotation de solidarité urbaine ndlr), qui s’élève à 250 000 € pour la commune. Depuis 2013, nous avons perdu l’équivalent de 60 % de la taxe d’habitation, soit 1 200 000 €. Je répète que Plan de Cuques est une ville pauvre financièrement, sans recettes, et que, oui, si nous avons économisé, les sommes en réserve sont affectées pour des prochaines dépenses d’investissement,   nous économisons, nous dépensons. Nous payons nos dépenses sans emprunt, sans avoir à payer des intérêts. Il faudra faire des choix.

Plaines Ouest :entre Jardinerie et  chemin Ste Euphémie, où doit  s’élever  un centre  aquatique.. Un projet de grande envergure Les Plaines Ouest est prévu sur 8 hectares, avec une  complète restructuration de la zone.

Maîtrise des dépenses, un maître mot

«La politique de l’Etat consiste à baisser  les dotations et cela a un impact direct sur nos finances, c’est une situation préoccupante, et n’oublions pas que la maîtrise des dépenses et l’autofinancement pour le programme d’investissement ont été et sont toujours nos priorités. Ce qui nous a permis d’avoir des comptes apurés, un budget redressé. En 2005 la commune est devenue la commune la moins endettée  dans la catégorie des villes de plus de 10 000 hab.»

On parle beaucoup de l’extinction des lumières…

«Il faut savoir que 12 000 communes (sur 36 000) en France éteignent leurs lumières. Nous n’innovons pas, de nombreuses communes situées dans l’Ouest de la France le font déjà. Dans certains départements 100% des communes  éteignent, dans d’autres jusqu’à 60 %. Nous avons économisé 25 000 € entre mi-février 2017 et mi-décembre 2017 en éteignant  5 h par nuit au début, puis 4 h. Peut-être que d’autres communes suivront parce que bien obligées. En revanche, je ne suis pas un jusqu’au-boutiste, nous allons laisser le temps au temps et les nouveaux créneaux horaires mis en place depuis mi-décembre 2017 se poursuivront toute l’année 2018 afin de mettre en place une meilleure concertation avec les administrés.»

 Et vos policiers ?

-«On approche les 10 agents, en comptant les ASVP et la police municipale. Nous recrutons, mais on ne peut recruter que quelqu’un qui a le profil et qui a réussi le concours. Ce n’est pas facile.»

Comme aux autres maires déjà rencontrés, Mr Lan et Mr Perottino, l’Echo pose la question : Et 2020, les élections, vous y pensez ?

Jean-Pierre Bertrand répond en souriant : «C’est beaucoup trop tôt, si vous saviez tout ce que nous avons à penser. Tout ce qu’on annonce pour les communes : les changements, les budgets, les projets, les règlementations, tout à gérer. C’est beaucoup trop tôt, j’annoncerai suffisamment à l’avance ma décision quand elle sera prise, savons-nous ce que nous ferons dans 24 mois ? Je n’ai  pas une minute à moi dans la Journée, d’ailleurs…. il est temps de vous quitter, je dois partir.»

Jean-Pierre Bertrand a passé 35 ans  à la mairie, 6 ans en tant qu’élu d’opposition, 29  ans en tant que 1er magistrat. Sa commune, ses administrés, les associations, il les connaît. La lourdeur de la mission de maire, il la connaît. Il a été nommé Ordre National du Mérite en 1995, et fait Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, distinction  remise par Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, le 7 avril 2017. Distinction qu’il a dédiée à son épouse, sa famille, et au travail de son équipe.

10  juin 2016, pose de la 1ère pierre  de la Maison des Associations, en présence de Mme Martine  Vassal, présidente du conseil départemental,  de Bruno Genzana, vice-président, et  de tous les élus de Plan de Cuques
10  juin 2016, pose de la 1ère pierre  de la Maison des Associations, en présence de Mme Martine  Vassal, présidente du conseil départemental,  de Bruno Genzana, vice-président, et  de tous les élus de Plan de Cuques
Martine Vassal, Bruno Genzana  avec Bernard Rini, compositeur, et Daniel Durbec
Martine Vassal, Bruno Genzana  avec Bernard Rini, compositeur, et Daniel Durbec

Le Blason  de la commune.

De belles couleurs pour des symboles rappelant l’Histoire. Un lion dragon en son centre distribue généreusement l’eau amenée par le Canal de Provence en 1873. Cette eau permit aux villageois dont ceux de Plan de Cuques d’arroser  les terres, favorisant ainsi culture et élevage, amenant une certaine  prospérité. Au-dessus, les couleurs des blasons de Marseille, de la Provence et d’Allauch, dont le hameau de Plan de Cuques faisait partie.

1792 rappelle que le lieu dépendait du juge de paix de Marseille car  il était rattaché sous la Révolution à Château Gombert.

1937 fut l’année de la scission avec la commune d’Allauch, Plan de Cuques prit son envol en commune indépendante.

Réalise-t-on toujours aujourd’hui ce que serait la ville de Marseille, la région provençale, la commune sans  eau, sans le Canal, et sans les  barrages qui furent édifiés au 20 ème siècle ?

Comment faisait-on avant 1873 ? Pensons à l’été dernier où aucune goutte de pluie ne tomba pendant  8 mois.

Le seul monument de Plan de Cuques, le moulin de Pain blanc, seul la moitié du fût demeurait près du Jarret. Il fut restauré en 3 étés par des chantiers internationaux de jeunes. Seul témoin du passé des Cuques.

Photos MRN

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