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La Sécurité au cœur du Café Citoyen organisé par Laurent Simon

dans Actualités/Evénement/Sécurité/Société par
Laurent Simon, Vincent Rusconi, Fabien Bravi
Laurent Simon, Vincent Rusconi, Fabien Bravi

Samedi matin Laurent Simon de Plan de Cuques Avenir a, avec Fabrice Durand et Annie Gerbal les deux autres élus d’opposition, organisé à Plan de Cuques le 1er Café Citoyen à la Brasserie le Passe-Temps située sur le Mail Charles de Gaulle. Le thème était Quelle sécurité pour les Plan de Cuquois ? car les citoyens ont été témoins et/ou victimes de nombreuses manifestations d’incivisme et de vols. Laurent Simon souhaiterait que la municipalité renforce la présence de policiers municipaux avec un recrutement promis dans les engagements de la campagne électorale de 2014.

L’élu avait invité Vincent Rusconi, adjoint à la sécurité de la commune d’Aubagne et Fabien Bravi, adjoint à la sécurité à Marignane, deux villes où les deux équipes LR ont succédé à un maire communiste (Aubagne) et un maire FN (Marignane) afin qu’ils expliquent ce qui avait été mis en place depuis 2014 lorsqu’ils sont arrivés sur Aubagne et sur Marignane, afin de partager et d’exposer leurs expériences, ce qu’il est possible de faire.

Les élus ont tout d’abord précisé qu’ils étaient des élus de terrain, qu’être élu n’est pas un métier : « On n’en vit pas.» mais l’élu de terrain est au plus près de la population, il entend ce que disent les citoyens, il écoute leurs problèmes, et il s’investit parce qu’il y croit.

De 10 h à 12h30 de nombreux habitants sont venus rencontrer les deux élus. Ils les ont écoutés donner les réponses qui avaient été mises en place dans leurs communes respectives pour faire face à la question cruciale de la réduction des faits délictueux : comment avez–vous fait ? le recrutement de nouveaux policiers tournant en brigades, les caméras avec un agent derrière l’écran.. les élus ont fourni des éléments de réponse lors de ce Café Citoyen.

La situation des effectifs sur Plan de Cuques semble délicate, le nombre de policiers semble insuffisant aux habitants par rapport à la population et à l’activité. «Les effectifs de la police nationale ne cessent de baisser.» a précisé Laurent Simon. « Au quotidien, la présence des patrouilles qui viennent du 12 ème arrondissement de Marseille est rare.» ont remarqué les habitants. Le fait que les lumières soient éteintes la nuit pendant des mois, a rajouté au sentiment d’insécurité ressenti et exprimé par les citoyens.

Laurent Simon ne souhaite pas dramatiser à l’excès. Il souligne le travail et la disponibilité des agents présents, «mais ils ne peuvent effectuer de patrouilles régulières. Il va bien falloir faire quelque chose, agir au niveau de la préfecture. Le dispositif voisins vigilants sert à prévenir les forces de l’ordre, mais encore faut-il avoir une personne au téléphone.»

Vincent Rusconi a expliqué ce qu’il en était à Marignane : «Quand nous sommes arrivés, les chiffres donnaient 25 faits délictueux par semaine, on est passé à 12. Nous avons 38 agents, 6 brigades, 4 de jour, 2 de nuit, et nous travaillons en coopération avec les forces de police. C’est une volonté politique, c’est un choix budgétaire que de mettre la sécurité au coeur du débat et des préoccupations, il faut fédérer les ressources humaines et travailler en collaboration. Nos ASVP sont derrière les écrans de caméras de surveillance.
Aubagne était la 3 ème ville la plus endettée de France, après 49 ans de gestion par une municipalité communiste, il y avait 23 agents de police municipale. Nous en avons 73 pour 46 000 habitants, ainsi que 110 caméras avec 14 agents, dédiés au centre de supervision.

La caméra n’est qu’un outil d’accompagnement, la présence humaine demeure le facteur le plus important.

Un travail commun a été fait pour la sécurité et la propreté. La police était joignable de 8h à 19h, aujourd’hui de 06h du matin, à 03h du jour suivant. Tout ceci sans augmentation d’impôts, a précisé Vincent Rusconi. Aubagne est un bon exemple, la commune était très endettée, mais c’est un choix, un investissent à faire, une priorité du maire Gérard Gazay et de toute l’équipe.»
Dans la salle bondée, les habitants étaient tous d’accord : Il faut défendre l’esprit de village et la qualité de vie au village.

-Y-a-t-il des difficultés pour le recrutement de policiers, Plan de Cuques a 3 policiers, 4 ASVP, certains sont en formation, en maladie ..
-« Non, il n y a pas eu de difficulté chez nous, ont convenu les deux élus qui ont reconnu avoir eux-mêmes recruté des personne qui avaient quitté Marseille, Montbéliard.. Les salaires des fonctionnaires dépendent tous d’une même grille. Les nouveaux venus sont arrivés avec une réelle volonté de faire bouger, et ils ont trouvé dans nos communes une volonté de faire avancer les choses.»

Se donner les moyens de remettre la sécurité au cœur des préoccupations

« Nous avons vu notre commune grandir, a poursuivi Laurent Simon, enfant du village, nous connaissons son évolution. Il convient de se donner les moyens pour répondre aux préoccupations inquiètes des habitants. Je soutiens le maire et l’équipe municipale sur le problème des logements sociaux, mais sur la sécurité, les avis de Plan de Cuques Avenir divergent. Les temps changent, de nouvelles difficultés surviennent, de nouvelles questions qu’on ne peut éluder se posent aux habitants et aux élus. Il faut pouvoir, vouloir y faire face.» Sur la centaine d’habitants qui étaient là, les questions posées ont été nombreuses,traduisant une réelle inquiétude, une profonde aspiration : « Il y a urgence…Il faut considérer le problème et agir.. vite.. avant que cela ne s’amplifie.» ont dit les personnes présentes.«Quand des personnes, jeunes, seniors, se sentent abandonnées, elles sont en colère. L’ennui mène aussi à la délinquance. Que propose-t-on aux jeunes? À Allauch, l’été, un gymnase a été ouvert avec des activités pour les jeunes.» explique une dame dans l’assistance.

«Il y a des choses différentes dans les deux villes, le nombre de policiers est plus important à Allauch, mais les 2 communes sont limitrophes, a ajouté Lionel de Cala, élu d’Allauch, présent ce samedi, le premier facteur de qualité de vie, c’est la sécurité.»

Les gens ont ensuite libéré la salle de la Brasserie Le Passe-Temps, et se sont égayés, continuant à échanger sur le trottoir.

Le Conseil municipal, vote du budget, a lieu le 12 avril à 18h00, en mairie.

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